Historique

Le Lycée Yves Vérel est situé, à la fois au milieu de la rue de la Martinière à Nonant-le-Pin, sur une terre appelée  « Les Champs-Menais » mais aussi côté Route de Gacé, axe routier entre Alençon et Rouen.

Tout au long des siècles, cette propriété passa de mains en mains.

Les premiers propriétaires connus, remonte à 1600 sous l’époque du Marquisat de Nonant.
Celle-ci était la propriété, au milieu du dix-septième siècle, de Monsieur Godefroy CORBELIN, sieur de la Martinière, intendant de Monsieur le Marquis de Nonant.

Madame CORBELIN son épouse, mourut le 23 juin 1694 à Nonant, sans enfants, et fut inhumée le lendemain dans l’église à côté de son mari selon sa volonté.

M. l’abbé Corbelin, curé de Nonant, fut l’héritier du sieur de la Martinière.

Après lui, la propriété passa dans différentes familles qui n’ont joué aucun rôle marqué dans les annales de la paroisse.

Mais quelques années avant la Révolution, les Champs-Menais appartenaient à Jacques de Lonlay, sieur de la Brosse, lequel, à la suite de sa nomination de vicomte d’Essai (à Sées) venait y passer ses moments de loisirs et pouvait surveiller plus facilement sa terre de la Brosse, qu’il louait.
Sa fille, Marie-Charlotte de Lonlay, épouse de Pierre-Charles-Antoine de la Mondière, vendit les Champs-Menais à Charles LARMANDE, vétérinaire du Haras du Pin. Né vers 1751 à Viviers (Ardèche), marié à Marie-Elisabeth Varin, née au Pin.

M. LARMANDE mourut à Nonant le 25 juin 1808 et sa femme, le 1er avril 1821, laissant une fille unique : Anne-Marie-Adélaïde LARMANDE, née au Pin, le 1er septembre 1784.

Elle se marie à Nonant le 25 février 1811 avec Alexandre-Gabriel BUISSON (né le 28 octobre1770 à Hautot-Saint-Sulpice, arrondissement d’Yvetot, demeurant alors à Rouen). De ce mariage, naquirent deux enfants un garçon et une fille.

L’aîné Eugène-Charles-Alexandre BUISSON, avocat né à Nonant le 19 octobre 1812 se mariât est eu une fille Augustine-Marie-Caroline née à Nonant le 27 mars 1837.

La cadette, Eugénie-Elisa, née à Nonant le 24 décembre 1813 est morte avant 1850, sans alliance, à Rouen.

Leur père M. BUISSON meurt à Nonant le 15 mars 1835.

Son épouse par acte du 15 octobre 1835, cède à son fils tous les biens de la communauté, situés à Nonant, moyennant une rente viagère et sa fille consent au même abandon à son frère pour une rente également viagère.

Malheureusement, M. BUISSON Fils voulut se lancer dans de grosses affaires de spéculation.

Les Champs-Menais furent adjugés le 14 août à la société commerciale Victor David et Lucien Sénéchal. Mais à la dissolution de cette société, le 25 janvier 1853, la propriété se trouva dans le partage de M. DAVID, moins un grand jardin qui a été transmis par M. SENECHAL à sa fille, Mme SARRAUTE.

Le nouveau propriétaire des Champs-Menais, Louis-Jean-Victor DAVID, né à la Cochère le 16 novembre 1800, est mort à Nonant le 20 novembre 1871, et sa femme, Justine-Victoire DUMOULIN, le 11 octobre 1890.

De ce mariage, étaient issus trois enfants, notamment Théodorine DAVID, née à la Cochère le 31 décembre 1836, mariée à Nonant le 15 février 1859 à Joseph-Alexandre CHABOT, Professeur à l’Ecole d’horlogerie d’Elbeuf, puis bijoutier à Gacé, arrière-petit-fils de Le Fèvre du Mitois, dernier bailli de Gacé.

M. CHABOT est décédé à Gacé en 1875 et sa femme à Nonant, le 2 décembre 1884, laissant une fille unique, Berthe CHABOT, née à Gacé le 12 novembre 1863.
Berthe hérite à son tour des Champs-Menais.Elle épouse le 11 septembre 1883 Léon-Charles VEREL (surnommé Charles) né le 12 août 1857 au Plantis (à côté de Courtomer).

Tous deux eurent un fils, Yves VEREL, né à Rennes le 30 octobre 1888.

Percepteur au Sap, Charles Vérel est un écrivain reconnut. Il a écrit de nombreuses œuvres littéraires en normand méridional ainsi qu’un dictionnaire et une grammaire.

Membre de la Société historique et archéologique de l’Orne ; du comité directeur de la société des auteurs normands ; du comité d’études de la vie économique de la Révolution dont M. Jaurès est le président ; membre du comité des sites Touring-Club, etc.…Il fut nommé officier d’Académie le 14 janvier 1890 .

En 1914 la guerre éclate et Yves Vérel part au combat pour défendre sa patrie. Il sera tué à Ethe le 22 août 1914 à l’âge de 25 ans.
Trente-quatre mois plus tard, le 10 juin 1917 M. Charles Vérel décède à son tour.

Madame VEREL  rédige son testament en lien avec celui de son mari et lègue tous ses biens au bureau de bienfaisant de la commune de Nonant afin d’y faire une crèche à laquelle on pourra annexer toute autre œuvre accueillant des malades ou des enfants en souvenir de son fils. Je cite : « tué à l’ennemi en 1914, et qui affectionnait vivement Nonant-le–Pin, ou il avait été élevé.

A son tour, elle s’éteint le 15 janvier 1932 dans sa 69ème année.

Ses volontés testamentaires seront respectées à la lettre et elle repose dans le cimetière de Nonant au côté de son mari, son fils et sa famille.

En 1938 c’est l’arrivée des Religieuses Servantes du Sacré Cœur de Rueil Malmaisons et dont le Siège Social été basé au Vésinet. Par la suite, la Maison Mère se déplacera à Versailles. Elles fondent sur la propriété une Œuvre comprenant notamment une Ecole Ménagère appelée, « Lumière et joie » mais aussi un dispensaire pour soigner les malades et un local pour animer les célèbres patronages. Quelques années plus tard, l’école sera appelée « Ruche Ste Thérèse ».

En 1974-1975, les Sœurs laissent la Direction à une laïque, Mademoiselle A. REGNOUF A. et l’école prendra le nom de Centre d’Enseignement Ménager Féminin. En 1982 il entre dans la loi Rocard avec la prise en charge du ministère de l’agriculture.

En 1994, elle passera la main à Madame RAKOTOHARIMINO qui pour des raisons administratives, renommera le Lycée en revenant aux sources des donateurs et celui-ci prendra le nom de leur fils, «  Lycée Yves Vérel ».

Juillet 2009, Mme Juliette RAKOTOHARIMINO prend sa retraite pour laisser la place à Mme Annie-Claude COMMARE.

 

Septembre 2015 M. Xavier PARIS est nommé chef d'établissement (Premier homme à prendre la direction de l'établissement).

Septembre 2017 : L'établissement se dévelloppe et ouvre un CAPa Services Aux Personnes et Vente en Espace Rural. 

 

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